28 octobre 2026 – Vincent Reliquet

Dans cette newsletter, le Dr Vincent Reliquet remet en question certaines pratiques médicales préventives, notamment le dépistage systématique du cancer du sein par mammographie et celui du cancer de la prostate par dosage du PSA.

Concernant le cancer du sein, l’auteur souligne que détecter davantage de cancers ne signifie pas nécessairement réduire la mortalité. Il insiste sur le risque de surdiagnostic, lorsque des cancers qui n’auraient jamais provoqué de symptômes sont détectés et conduisent à des traitements potentiellement inutiles. Il évoque également les faux positifs, l’anxiété et les effets secondaires des examens et des traitements.

Pour le cancer de la prostate, il rappelle que le taux de PSA peut augmenter pour d’autres raisons qu’un cancer et ne permet pas, à lui seul, de distinguer les tumeurs agressives de celles qui évoluent lentement. Les biopsies et les traitements peuvent alors entraîner des complications, notamment des troubles urinaires ou sexuels.

La newsletter critique également certaines prescriptions médicamenteuses systématiques, en particulier chez les personnes âgées. À travers un exemple concret, l’auteur invite à s’interroger sur la pertinence de traitements multiples en fonction de l’âge, de l’état de santé et des bénéfices réellement attendus.

Il insiste enfin sur l’importance de distinguer les risques relatifs des risques absolus : un bénéfice présenté comme important en pourcentage peut correspondre à une réduction très faible du risque réel. Il plaide ainsi pour une médecine plus individualisée, qui tienne compte des bénéfices, des risques et des préférences de chaque patient.

En conclusion, ce document invite à ne pas considérer automatiquement qu’un dépistage précoce ou une multiplication des traitements améliorent la santé. Il encourage les patients à s’informer et à discuter avec leur médecin des avantages et des inconvénients des interventions proposées.

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