01/10/2026 – Décoder l’éco-Pierre Chaillot
Reconnaître une erreur est un exercice rarement gratifiant. Pourtant, si l’on prétend analyser le réel à partir des chiffres bruts avec rigueur et honnêteté, il faut accepter de remettre son propre travail sur le métier quand les faits l’exigent.
C’est précisément l’objet de cette vidéo : revenir sur une hypothèse que j’ai moi-même longtemps considérée comme un postulat indiscutable, et vous expliquer comment la confrontation aux données officielles a fait voler en éclats mes propres certitudes. Il s’agit d’un sujet central, presque sacralisé : le concept même de propagation et de contagion épidémique. Voici l’histoire d’un biais méthodologique, d’une claque statistique et de ce que les chiffres révèlent réellement une fois qu’on accepte de retirer ses œillères.
Il y a quelques semaines, Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé, publiait sur X un message affirmant que les « antivax » sont des criminels. Dans l’esprit d’un ministre ou d’un haut fonctionnaire, la ligne est simple, binaire, rassurante : d’un côté, il y a la « Science » incarnée par les institutions ; de l’autre, il y a une poignée de dangereux obscurantistes ou d’illuminés qu’il faudrait faire taire par la loi.
Il y a encore quelques années, j’aurais peut-être acquiescé. J’étais le candidat idéal de cette rhétorique. Cadre supérieur, cartésien, inséré, confiant dans les institutions de mon pays et dans la médecine moderne. Et pourtant, si le ministre avait appliqué sa grille de lecture à mon parcours, il aurait vu le cheminement d’un homme dont toutes les certitudes se sont effondrées une à une — non pas en lisant des blogs obscurantistes, mais en épluchant les données brutes, les rapports d’essais cliniques et la littérature scientifique officielle.
