20 octobre 2026 – VISION360&PLUS

À l’approche des élections de 2027, une image circule. Elle montre cinq hommes en habits d’Ancien Régime, perruques et tricorne, étiquetés LFI, Renaissance, LR, RN et PS. Tous urinant, ensemble, dans un immense chaudron noir portant l’inscription « FRANCE ». À l’intérieur, des gens se débattent. Autour : impôts, lois, médias, dette, privilèges, pensions, un boulet et une chaîne.
Cette caricature n’est pas une simple moquerie partisane. Elle résume, avec une brutalité salutaire, ce que des décennies de politique française et européenne ont produit : le même geste, le même résultat, quels que soient les costumes.
Le scénario permanent
Depuis des décennies, le schéma se répète. On promet le changement. On dénonce les prédécesseurs. On parle de rupture, de justice, de souveraineté ou de protection. Puis, une fois les élections passées, les impôts se multiplient ou se complexifient, les lois s’empilent, la dette s’alourdit, les libertés se restreignent un peu plus, la nation se dilue, et le citoyen ordinaire a de moins en moins de marge de manœuvre.
Le chaudron ne change pas. Seuls changent les habits de ceux qui y pissent.
Les idiots utiles du pilotage par le haut
Ce que l’image ne montre pas, mais que le fonctionnement réel du pouvoir révèle, c’est que la plupart de ces représentants politiques ne savent même pas exactement qui ils servent. Ils sont les idiots utiles d’un pilotage qui se fait par le haut.
L’objectif n’est pas la « démocratie nationale ». C’est une gouvernance mondiale. La première étape passe par une Europe de plus en plus fédérale, structurée pour servir les grands intérêts financiers : les gestionnaires d’actifs comme BlackRock, Vanguard et State Street, et derrière eux les plus grandes fortunes de la planète. On fait croire au peuple qu’il vit dans une démocratie où il choisit. En réalité, il ne choisit rien. Les grandes orientations – dette, régulation, numérisation, migration, énergie, santé – sont largement cadrées en amont.
Lorsqu’un parti ou une personnalité commence réellement à menacer cet équilibre et prend de l’importance auprès du peuple, les médias et la propagande se chargent rapidement de le détruire. Le mécanisme est rodée : amalgames, affaires, caricatures, isolement. Le système protège le système.
Pathocratie et pyramide
Le monde est dirigé, dans ses étages les plus élevés, par une minorité de personnalités sans empathie réelle pour les populations. Certains parlent de pathocratie : une gouvernance où des profils psychopathiques ou proches capturent les institutions. Ils représenteraient un très petit pourcentage – peut-être autour de 6 % – et s’appuieraient sur 20 à 25 % de subordonnés qui agissent par intérêt personnel, carrière, statut ou peur de perdre leurs avantages.
Les politiques se trouvent souvent dans cette couche intermédiaire. Beaucoup ne comprennent pas pleinement le jeu dans lequel ils sont pris. D’autres le pressentent, mais sont déjà trop compromis. Les affaires sordides de sexe, d’argent ou de chantage ne sont pas toujours des « dérapages » individuels. Elles servent aussi à verrouiller les acteurs : une fois pris, il devient très difficile de faire marche arrière.
Le chaos comme outil
On peut se poser la question à propos de l’actualité récente, notamment les manifestations du 17 octobre. Le chaos permanent – fragmentation sociale, colère, insécurité, polarisation – ne sert-il pas, in fine, à démontrer que la France seule ne peut plus s’en sortir ? Qu’il faut « plus d’Europe », plus d’unité supranationale, plus de gouvernance partagée ?
Les médias corrompus ne tarderont d’ailleurs pas à affirmer que ces manifestations sont pilotées par des groupuscules russes. Ce récit permettra de justifier les craintes brandies par Emmanuel Macron d’une guerre avec la Russie et de renforcer l’idée qu’il faut s’unir toujours plus étroitement au niveau européen face à la menace extérieure.
Détruire l’idée de nations réellement indépendantes est un objectif cohérent avec le projet d’une Europe fédérale au service d’intérêts financiers globaux. Un peuple divisé, fatigué et convaincu que seul un niveau supérieur peut le sauver est plus facile à gouverner d’en haut.
Conclusion
L’image du chaudron a le mérite de la clarté. Quels que soient les étiquettes – LFI, Renaissance, LR, RN, PS – le geste reste le même. Le peuple reste dedans. Les impôts, la dette, les lois et les médias continuent d’alimenter le système.
On promet le changement pour mieux reconduire le même scénario.
Les costumes changent.
Le liquide, lui, monte.
La question n’est plus de savoir quel parti va « enfin » tout changer.
La question est de savoir combien de temps le peuple acceptera encore de croire que le prochain costume modifiera la nature du chaudron.