7 octobre 2026 – VISION360&PLUS
Comment, après des décennies de déni officiel fondé uniquement sur les effets thermiques, le ministère américain de la Santé lance une grande collecte d’informations sur les RF/CEM, tandis qu’en France des millions de personnes restent les sacrifiés invisibles de la numérisation totale.

Un appel historique aux États-Unis
Le 21 septembre 2026, le Department of Health and Human Services (HHS) des États-Unis a publié au Federal Register une Request for Information (RFI) sur l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM), aux rayonnements radiofréquences (RF) et aux technologies sans fil.
À la demande du secrétaire Robert F. Kennedy Jr., dans le cadre de la stratégie MAHA, le HHS invite chercheurs, cliniciens, industriels, associations et citoyens à soumettre des données, des observations cliniques et des témoignages sur les effets potentiels de ces expositions sur la santé humaine, en particulier chez les enfants et les populations vulnérables.
La date limite pour répondre est le 21 octobre 2026.
C’est la première fois depuis longtemps qu’une institution fédérale américaine d’une telle envergure ouvre explicitement la porte à une réévaluation large, incluant les expériences vécues et les effets non thermiques longtemps marginalisés.
Ce que les précédents articles sur ce site ont déjà établi
Nous avons déjà rappelé les travaux du rapport BioInitiative, les recommandations de la baubiologie allemande, et la résolution 1815 du Conseil de l’Europe (2011), qui appelaient à appliquer le principe de précaution face aux risques potentiels des champs électromagnétiques.
Ces documents, comme de nombreuses études indépendantes, soulignent que les normes actuelles – largement inspirées par l’ICNIRP – ne prennent en compte que les effets thermiques (échauffement des tissus). Les effets biologiques non thermiques « stress oxydatif, altérations cellulaires, impacts neurologiques, troubles du sommeil, électrohypersensibilité » restent exclus des cadres réglementaires dominants.
Les sacrifiés de la société
En France, selon les estimations de l’Anses fondées sur l’autodéclaration, environ 5 % de la population se dirait électrohypersensible, soit autour de 3,5 millions de personnes.
Ces « sacrifiés de la société » ne savent plus où aller. Ils fuient les antennes, les Wi-Fi, les compteurs communicants, les objets connectés. Certains vivent isolés en zone blanche, d’autres dans des conditions précaires, privés d’emploi, de vie sociale et de reconnaissance médicale pleine. Leur souffrance est réelle, leur existence est niée ou réduite à une question psychologique.
Pendant ce temps, les opérateurs déploient massivement les antennes 4G, 5G et préparent la 6G dans une course purement financière. L’objectif n’est pas la santé publique, mais la couverture totale, le débit, les objets connectés et la numérisation intégrale de l’existence.
L’ICNIRP et le mur du déni
Les normes de l’ICNIRP, reprises par la plupart des États, continuent de reposer sur le seul critère thermique. Toute plainte fondée sur des effets biologiques se heurte à ce mur : « en dessous des seuils thermiques, il n’y a pas de risque prouvé ».
Pourtant, des milliers d’études et de témoignages cliniques indiquent le contraire. Les enjeux restent politiques et économiques. Une économie mondiale de plus en plus dépendante de la numérisation du tout « identité, argent, santé, surveillance, objets du quotidien » ne peut se permettre de reconnaître un problème structurel lié aux ondes qui portent ce système.
Une fenêtre qui s’ouvre
L’appel du HHS américain, même s’il ne constitue pas encore un changement de norme, représente une brèche. Il invite explicitement les personnes concernées à témoigner, les cliniciens à rapporter leurs observations, les chercheurs à pointer les lacunes.
Il est temps que les autorités admettent qu’il existe un vrai problème avec les CEM. Pas seulement un « ressenti », pas seulement une question de croyance, mais un enjeu de santé publique à l’échelle de populations entières, dans un monde saturé d’antennes et d’objets connectés.
Le HHS américain vient d’ouvrir une porte
Pendant que les opérateurs déploient et que les normes restent figées sur le thermique, des millions de personnes cherchent désespérément un endroit où les ondes seraient absentes. Que les voix se fassent entendre. Car le silence, lui, a déjà trop longtemps servi ceux qui profitent de la numérisation totale.
Aujourd’hui en 2026 cette action du HHS est un « Espoir» mais surtout la révélation qui met en évidence que la plus grande infrastructure technique de notre époque « le réseau d’ondes qui relie tout » n’a jamais été évaluée à la hauteur des effets biologiques qu’elle pourrait produire et que des millions de « sacrifiés » en paient déjà le prix.