13 décembre 2025 – VISION360 & PLUS

Parce que les chaînes les plus solides ne sont pas en fer.
Elles sont intérieures.

On n’ose pas se libérer parce qu’on a appris très tôt que la sécurité valait mieux que la vérité, que l’obéissance valait mieux que la responsabilité, que le confort valait mieux que la liberté. On nous a dressés à confondre la peur avec la prudence, la soumission avec la raison, la répétition avec la pensée.

Se libérer n’est pas difficile techniquement.
C’est difficile symboliquement.

Car se libérer, c’est perdre des repères rassurants :
– l’approbation du groupe,
– le récit officiel qui explique tout à ta place,
– la délégation permanente de ton pouvoir à des autorités extérieures.

La plupart ne sont pas retenus par la force, mais par la peur de se tenir debout seuls. La peur d’assumer leurs choix. La peur d’avoir tort sans filet. La peur de découvrir qu’ils ont été trompés… parfois toute une vie.

Il faut aussi le dire sans détour :
les chaînes sont devenues confortables.
Elles donnent un statut, une identité, une place.
On préfère souvent une cage connue à un horizon incertain.

Se libérer demande une chose simple, mais radicale :
reprendre la souveraineté de sa conscience.
Penser sans permission.
Observer sans filtre.
Refuser ce qui nie le vivant, même quand c’est présenté comme normal.