19 décembre 2025 – VISION360 & PLUS

Dans le domaine de la santé, l’IA avance avec un sourire poli… mais derrière ce sourire se cache une ombre longue.
Les protocoles automatiques, les diagnostics prédictifs, les recommandations générées par algorithme : tout cela semble brillant, rationnel, efficace.
Et pourtant, c’est ainsi que l’humain se fait doucement déposséder.

La médecine n’est pas un tableau Excel.
C’est une rencontre.
Une respiration partagée.
Le frémissement d’un mot qui libère, la nuance d’un regard qui comprend.
Aucune machine, aussi performante soit-elle, ne peut saisir ce que vit un corps blessé, un esprit épuisé, un cœur qui vacille.

Mais l’IA, elle, ne s’arrête pas là.
Elle uniformise.
Elle impose ses protocoles — propres, logiques, mais froids.
Elle finit par dicter ce qu’il faut prescrire, comment il faut soigner, et même ce qu’il faut ressentir.
Dans ce monde-là, le médecin devient exécutant.
Le patient devient dossier.
Et la souffrance, elle, devient une donnée à traiter plutôt qu’une réalité à écouter.

Pourtant, l’être humain ne guérit pas seulement avec des molécules.
Il guérit avec la parole, la présence, la confiance, la compréhension véritable.
Ce que l’IA n’a pas.
Ce qu’elle n’aura jamais.

Lorsque la santé sera guidée par des algorithmes, il manquera l’essentiel :
l’humanité.
La main posée sur l’épaule, la patience, le temps, l’écoute profonde — ces forces-là valent plus que mille protocoles, et aucune intelligence artificielle ne peut les remplacer.

Si l’on cède cette part-là, on cède non seulement la médecine…
mais la dignité même de l’être humain